Des exemples de défaillance systémique

La province de Québec a renoncé à son rôle de législateur au niveau de l’agriculture au profit d’un syndicat unique : l’union des producteurs agricoles (UPA). Cette instance, entre autres actions, impose les règles pour tous en matière d’agriculture. À notre avis, il existe 2 problèmes fondamentaux avec l’UPA. D’abord, le syndicat possède le monopole, ensuite, la cotisation est obligatoire.  Comme producteur, vous avez donc l'obligation de contribuer à un syndicat qui ne représente pas nécessairement votre idéologie ou vos croyances en la matière. De plus, vous pouvez même parfois considérer que cela va à l’encontre de vos intérêts.  La protection gouvernementale dont l’UPA bénéficie s’appuyant sur «  la Loi sur les producteurs agricoles » affaibli sa volonté d’écoute et d’ouverture envers les membres.  Plus précisément, cette loi aura permis à l'UPA d'être omniprésente et de s'ingérer dans tous les paliers décisionnels au nom de la défense des intérêts des producteurs. Au fil du temps, ce sont malheureusement ses propres intérêts corporatifs et son autonomie dont l’UPA assure maintenant la défense.  Ce type de monopole qui maintient une position dominante et parfois abusive est maintenant pourvu d’une logistique bureaucratique très lourde et détachée de la réalité et des besoins des agriculteurs.

L'UPA d'aujourd'hui - fruit d'un monopole de près d’un demi-siècle - préfère défendre ses acquis plutôt que d'encourager l'entrepreneuriat et le développement agricole.  Ses positions sur différents dossiers mettent en doute sa capacité de se renouveler (production porcine, avenir de l'agriculture, politique de souveraineté alimentaire, etc.).

Il est primordial que le gouvernement se remette à l’écoute des agriculteurs qui demandent la révision de la Loi sur les producteurs agricoles afin d'introduire une saine concurrence et que les agriculteurs retrouvent  la liberté d'adhérer et de cotiser au syndicat de leur choix selon leur vision respective.  Le fait d'avoir plus d'un organisme syndical accrédité serait incontestablement à l'avantage des producteurs.  De plus, il s'agit d'une condition essentielle pour éviter tout risque de dérive, de collusion et de corruption comme la Commission Charbonneau a pu nous le démontrer.  

De même, le MAPAQ, CPTAQ (ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec et Commission de Protection du Territoire Agricole) et bien d’autres acteurs gouvernementaux ne font pas non plus la révision des lois dont certaines existent depuis plus de 40 ans! De plus, leurs formulaires sont principalement axés sur la monoculture à grande échelle. 
 

Aujourd’hui, nous savons qu’il est préférable d’avoir plusieurs petites cultures de type permaculture et agroécologie que de grandes monocultures car ces méthodes s’avèrent  plus productives en plus d’être moins nocives pour l’environnement et l’humain.
 

Avec la CPTAQ, il peut y avoir un délai qui peut aller jusqu’à un an ou même plus avant qu’un dossier soit analysé.  Est-ce normal?  Si une entreprise privée agissait de la sorte, elle ne connaitrait sans doute pas un grand succès.

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